Le celebrity-squatting

Les noms de domaine n’en finissent plus d’être au cœur de délits sur le web. Dernier exemple en date : le « celebrity squatting ».

Qu’est-ce que c’est ?

Le celebrity squatting est une variante du cybersquatting. Comme son nom l’indique, cette pratique consiste à réserver le nom de domaine d’une célébrité (ou un nom de domaine s’en approchant) pour ensuite le monnayer à prix fort. Parmi les exemples les plus célèbres, on peut citer Amélie Mauresmo, Barack Obama, Didier Drogba, Sting ou encore Julia Roberts. Bien sûr, les sites faits par des admirateurs, qui présentent clairement l’objet de leur site Internet, ne sont pas comptabilisés comme étant du celebrity squatting.

2. Résoudre le problème

Résoudre le problème

Les recours des personnalités sont compliqués, car certaines règles de l’ICANN estiment qu’il y a litige uniquement si le nom de la personne est déposé en tant que marque. C’est pour cette raison que les plaignants entament souvent des procédures extra-judiciaires, c’est-à-dire ne se déroulant pas devant une juridiction.  En France, il est aussi possible de résoudre ces litiges hors du « parcours judiciaire », c’est-à-dire en invoquant l’article 9 du Code civil, qui fait référence à la protection de la vie privée et du droit à l’image.
Cependant, le moyen le plus simple de se protéger est de réserver son nom de domaine. Pas toujours un reflexe : par exemple, certains athlètes ayant obtenu une médaille à Pékin se sont retrouvés brusquement sous le feu des projecteurs. Nombreux sont ceux qui sont devenus la « proie » des celebrity squatteurs,  qui les ont pris de vitesse…

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Journaliste de formation, j’occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre.
Je peux justifier d’une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l’Ouest (2007-2009).

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